Humeurs

Le miracle morning ne passera plus par moi

Longtemps, je me suis levée de bonne heure, 6h30 pour être exacte. J’avalais un bon petit déjeuner et j’allais à la salle de sport, été comme hiver, peu importe qu’il fasse encore nuit. Pour ce faire, il fallait se coucher tôt et avoir une certaine dose de courage. Ce courage, je ne l’ai plus, tout comme l’envie d’aller au lit à 21h30 pour avoir mon quota de sommeil. Depuis juillet, j’ai sensiblement changé mes habitudes et je le vis très bien !

Alors qu’auparavant, le réveil à l’aube était plus ou moins vu comme un signe de dépression, depuis quelques années maintenant, on nous parle du « Miracle Morning » et de toutes ces personnes qui ont radicalement changé de vie depuis qu’elles se lèvent à 5h00 du mat’ pour méditer, écrire, faire du sport, lire, pratiquer le yoga, regarder des conférences TedEx et j’en passe… Il semble que quand tu te lèves après 7h00, tu es désormais un looser qui n’a pas le sens des priorités…

J’imagine que lorsque l’on a des enfants, que l’on a un emploi où l’on finit relativement tôt, c’est un rythme assez idéal pour pouvoir se consacrer du temps pour soi – même si en premier lieu, cela peut relever de la torture… Mais, quand on vit en couple sans enfant, que l’on est freelance, cette dynamique n’est pas forcément une panacée.

Depuis juillet, donc, j’ai changé mes habitudes, accepté d’être un peu plus paresseuse aux premières heures de la journée et devinez quoi :  j’ai gagné en productivité et en qualité de vie. Plus de réveil désormais, je me lève naturellement vers 7h – je prends mon temps pour petit déjeuner et je prends ensuite un moment pour retourner au lit et traîner avec mon homme (et accessoirement le chat qui vient réclamer des câlins). Une première pause douceur qui permet de sortir tranquillement de la brume de la nuit plutôt que de se mettre immédiatement la tête dans le guidon. Aux alentours de 8h30, c’est café pour tout le monde et je démarre ma journée de travail. Pendant près de 3h00, je ne lève pas le nez et réalise l’essentiel de mes tâches en étant hyperconcentrée. Puis pause pour aller nager un peu plus d’une heure et retour à la maison pour déjeuner. J’enchaîne avec une après-midi travail/rendez-vous/ parfois une séance de sport selon le temps et la motivation. Je termine vers 19h par une bonne demie heure de yoga et un bain avant de préparer un dîner rapide. La soirée est pour non. Plus jamais raccourcie par des « il FAUT que j’aille me coucher » . Simplement un « bon, si on éteignait » venant de l’un ou de l’autre. Ce temps vide d’obligation, d’introversion à deux est si précieux.

Tout ça pour dire que le meilleur rythme est celui qui nous convient, pas celui qu’il faut à tout pris adopter parce qu’Oprah Winfrey l’a fait. Nous ne sommes pas des super héros assujettis 24h/24 à l’obligation de performance. Et, si nous avons tous besoin de temps pour nous et pour ceux que l’on aime, c’est à nous de choisir à quel moment on peut le grappiller… Il n’y a pas de modèle, seul vaut celui qui nous convient, quitte à le modifier au fur et à mesure de nos évolutions personnelles…

Pourquoi se mettre au supplice si on n’est, au final, pas du matin ?

 

13 Comment

  1. J’ai l’impression que l’argument premier du miracle morning, c’est le fait de prendre le temps de. Mais c’est au final une méthode calibrée pour un certain rythme de vie, qui répond surtout au quotidien de la majorité du lectorat. L’ennui c’est le terme « miracle », qui rend alors le fait de se lever aux alentours de 5 ou 6h du matin comme étant la solution à tout. Mais si on revient à l’idée de prendre le temps de faire des choses qui nous aident et nous font du bien, peu importe l’heure non ?
    En fait j’ai du mal aussi avec cette idée qu’il faut être productif dans le non productif. Pourquoi on devrait écrire quelques mots le matin, faire du yoga, écouter de podcast ? Ce sont des outils pour aller bien, pas des fins en soi.

    1. Tout à fait d’accord avec toi. Quelle que soit l’heure, l’essentiel est de parvenir à prendre du temps pour soi, et non à se faire violence en s’imposant un rythme de vie. Idem pour la productivité dans la non productivité comme tu dis… L’oisiveté n’est pas un gros mot !

  2. Mais moi je meurs si je me lève à 5h ou 6h du matin En vrai, j’aimerai arriver à me lever aux alentours de 7h et profiter un peu plus de ma matinée, mais ce n’est pas facile pour moi… je n’arrive pas à me coucher avant 23h30 et j’ai du mal à me lever avant 8h-8h30…
    Bravo en tout cas pour ce nouveau rythme, c’est une belle démonstration de « apprendre à s’écouter »!

  3. Ah oui clairement l’idée c’est d’adopter son rythme et tu as bien fait de le faire évoluer, et puis peut être que toi tu as changé un peu, il aurait été dommage te de forcer à conserver le même planning !
    Pour ma part je me couche un peu plus tôt ( vers 23h) qu’avant pour me lever plus tôt (6h30-7h) et faire une séance de sport le matin/sem et simplement profiter un peu du matin avant d’aller bosser. Mais c’est en fonction de comment je me sens et de ce dont j’ai envie, car sous contrainte je ne tiendrai pas longtemps.
    C’est un bon article qui permet de relativiser tout ce que l’on entend sur cette dictature du Miracle morning :)

  4. Adolescente, j’ai toujours été une lève tard… maintenant que j’ai 23 ans, mon corps se réveille naturellement le matin vers 8h, et.ça me convient très bien ! Je suis bien reposée, et je peux même commencer mes journées par un réveil en douceur et sans me brusquer ^^ bisous !

  5. Moi cette tendance m’a pas mal fait rire « jaune ».
    Quand on a des enfants, on a un fort risque quand même de se faire réveiller à l’aube, week-end compris.
    Perso cette nuit mon 7 mois m’a réveillé à 4h50, puis mon 4 ans à 6h45 ET à 7h30 donc voilà voilà quand par miracle (pas morning du coup MOUHAHA) les deux me laisser pioncer ben JE DORS!!

  6. Bonjour Laure,
    Merci pour cet article tres instructif et motivant. Le miracle morning n’est pas vraime’t mon fort je pratique surtout la grasse matiné (les weeks ends) et je dois avouer que je la prefere de loins à mes reveils à 6h30. Se lever tot pout moi est une souffrance mais il faut bien travailler. Je testerai le miracle morning pour voir si mon humeur change.

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