Humeurs

Le premier jour du reste de ma vie

Voilà un post un peu particulier. En effet, demain, on se marie. J’ai la tête un peu en vrac, je n’arrive pas à bosser alors j’écris ici. J’angoisse alors que tout est prêt.  J’angoisse alors que, hormis l’indispensable passage à la mairie, la journée de demain se présente comme un jolie fête entre amis. J’angoisse alors que je n’ai strictement aucun doute sur mon choix.

Peut-être est-ce parce que c’est un des trucs les plus fous que j’ai fait à bien y réfléchir.

Peut-être est-ce parce que ma vie sentimentale avant Lui tenait d’une sorte de chaos et que je ne pensais pas me marier un jour.

Peut-être parce que pendant longtemps, j’ai associé le mariage à un truc éminemment bourgeois et voué à l’ennui, sinon l’échec – il n’y avait qu’à regarder autour de moi… entre les couples qui se faisaient chier, ceux qui mourraient d’envie de s’entretuer mais ne voulaient pas se séparer « pour les enfants » et ceux qui finissaient par divorcer dans un climat plus que délétère.

Peut-être est-ce à cause du cliché que j’ai maintes fois entendu depuis 6 mois : « Ce sera le plus beau jour de votre vie ! » qui met un pression incroyable. Des beaux jours, il y en a eu jusqu’ici et il y en aura encore ensuite. Pourquoi serait-ce le PLUS beau jour ? Un peu comme si après on s’arrêtait de profiter de la vie. Comme si après cette « apogée » tout partait en sucette. Ce sera sans doute un jour auquel je ne comprendrai pas grand chose, où je vais pleurer et rire de manière un peu étrange – j’ai parfois un peu de mal à gérer mes émotions.

Et surtout, ce sera un jour important. Parce qu’il marque un nouveau départ – d’où le titre de ce post. Parce qu’il scelle ce « nous » qui est si important. Parce qu’il marque notre confiance, notre respect et notre amour mutuel. Parce qu’il dit « à deux, on est plus forts« . Bien sûr, on n’a pas forcément besoin de mariage pour tout ça, et notre vie ne va pas changer du jour au lendemain, mais je trouve que cela compte. D’ailleurs, je n’ai pas « enterré » ma vie de jeune fille et je n’aurais pas aimé le faire car je n’ai pas l’impression de renoncer à quoi que ce soit. Je ne vais pas jurer devant un dieu, ni devant qui ou quoi que ce soit (à part lui, bien sûr et ma conscience) mais le symbole est fort. J’ai une vision avant tout romantique de la chose. Je m’engage parce que je l’aime. Parce que c’est comme une évidence – et que ça l’est presque depuis nos tous débuts. Parce que je veux me réveiller et me coucher tous les jours dans ses bras. Parce qu’il n’y a aucune raison que ça ne dure pas. Parce que j’ai la conviction qu’on est plus forts quand on est tous les deux. Parce que si je savais chanter, je lui chanterai ça :

Demain sera le premier jour du reste de ma notre vie. Il est probable que je dise la même chose à la veille du jour où j’accoucherai, mais pour l’heure, j’en reste là.

Allez, je vous laisse, j’ai un dilemme de couleur de vernis à ongles à résoudre.

5 Comment

  1. Ravie d’avoir découvert ton blog au hasard de mes pérégrinations virtuelles yogiques.

    Je suis en train de sérieusement songer à commencer une formation de professeur de yoga. Mais je doute aussi sérieusement de ma capacité à savoir transmettre tout ce que m’apporte ma pratique depuis qu’elle est entrée dans ma vie (c’est normal tu me diras, tu vas suivre une formation pour apprendre cela justement). Je me dis que si l’envie est là, c’est un bon début. Je me dis aussi que je suis trop critique, grosse, bordélique, agitée, dispersée et que je ne dégagerai jamais l’énergie pleine de bonnes vibes des professeurs qui m’ont marquée et fait avancer. J’ai aussi peur de ne pas être assez « obsessionnelle » pour que ma vie ne tourne qu’autour du yoga et que je n’en ressente pas à un moment une grande lassitude.

    Et puis je me raisonne et je me dis qu’il n’y a pas UNE prof de yoga. Je lis des mots comme les tiens (ne t’en fais pas, tu n’as pas l’air critique, bordélique, agitée et dispersée, enfin pas tout ça à la fois) et je m’apaise car je me dis qu’il ne s’agit pas d’imiter mais de créer, qu’on ne nous demande pas de laisser tout sens critique au vestiaire non plus, que j’aurai aussi le droit aux tatonnements et qu’on sait très bien que derrière un cours que l’on trouve génial, il y a des années de pratique et des heures de travail. Je me dis aussi que comme toi, je peux peut-être le combiner avec une autre activité et voir comment tout cela évolue. Que j’ai le droit de tiquer quand on me parle des petits anges et de ne pas immédiatement connecter avec une philosophie très éloignée de ma façon de penser athée et occidentale. Si le yoga m’a appris quelque chose, c’est juste à être présent et à essayer encore et encore, tranquillement.

    Je n’ai pas encore lu tous tes articles, peut-être que tu abordes ton cheminement dans l’un d’entre eux mais sinon je serais curieuse de savoir comment cette envie de te former pour enseigner t’est venue, si tu as eu les mêmes doutes, etc.

    Comme d’habitude, je n’ai pas de chute car c’est toujours prendre le risque de finir sur un truc extrêmement cu-cul mais je reviendrai lire ce que tu as à dire, parce que ça me parle beaucoup.

    1. Hello Caroline, rassure toi, je suis bordélique, agitée, dispersée, anxieuse et parfois critique. Je suis convaincue que l’on n’a pas besoin d’être parfaite pour être prof de yoga, loin de là ! Si tu sens de faire une formation : fais la ! Même si tu n’enseignes pas, c’est une richesse formidable ! J’ai eu mille doutes, avant, pendant, après. Je n’enseigne pas pour le moment parce que je n’en ai pas l’énergie, pas la faculté à être pleinement présente à mes élèves. Cela reviendra peut-être…
      Lance toi et donne des news!

  2. Merci pour ta réponse. j’ai lu les autres articles entre temps ;)

    Je donnerai des nouvelles ! Je vais me remettre à écrire aussi, mon blog est en friche depuis trop longtemps.

    Tu étais contente de ta formation avec Gérard Arnaud j’imagine ?
    Je vis en Espagne mais je me tate à la faire à Paris ou ici !

    A bientôt,
    Caroline

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