Pourquoi aller voir un(e) nutritionniste du sport ?

Je vous ai déjà parlé de mes petits kilos pris pendant l’hiver et de ma rencontre avec une nutritionniste qui n’avait pas bien compris que je fais environ 10 heures de sport par semaine, que j’ai des intolérances alimentaires et que j’ai un passé d’anorexique. Question reprise en main, je n’étais pas très avancée sauf à m’affamer, m’épuiser et risquer de retomber dans mes TCA…

Pas complètement découragée pour autant, je me suis décidée à consulter une nutritionniste du sport. Après un premier échange par téléphone très sympathique qui m’a tout de suite mise en confiance, j’ai donc eu mon premier rendez-vous il y a trois semaines et le second la semaine dernière.

Premier point positif : je me suis enfin sentie écoutée !

Puis, on en est venues aux choses sérieuses : habitudes alimentaires, mesures et pesée.

Question bouffe, je me débrouillais pas trop mal question équilibre mais elle a clairement noté que mes apports caloriques étaient trop faibles et que je manquais de protéines (eh oui, on n’a pas les mêmes besoins quand on est sportif !).

 

Du coup rééquilibrage doux et relativement simple à suivre :

  • Petit déj’: 50 gr de flocons d’avoine en porridge avec une banane + une dose de protéines végétales (j’achète  en général du Warrior Blend de chez Sun Warrior)+ des oléagineux et un kiwi (pour la vitamine C)
  • Déjeuner : 150 gr. de poulet ou 200 gr de poisson ou 100 gr de tofu (+1/2 dose de protéines végétales) + 75 gr. de féculents (poids cru) (50 gr les jours sans sport) + légumes + 1 cuil. à soupe d’huile d’olive ou colza+ un fruit
  • Snack dans l’après-midi si faim : une pomme + 1/2 dose de protéines végétales (je n’ai jamais faim dans l’après-midi, donc je ne l’ai jamais fait)
  • Dîner : 150 gr. de poulet ou 200 gr de poisson ou 100 gr de tofu (+1/2 dose de protéines végétales) + légumes + 1 cuil. à soupe d’huile d’olive ou colza + yaourt au soja ou au chanvre + fruit.

Globalement, ça me fait manger davantage que d’habitude, simplement, je zappe les féculents le soir. J’avais peur d’avoir faim mais rien – en plus, je ne pique plus du nez après le dîner ! Et, zéro coup de pompe pendant la journée. Il s’agit donc d’une petite « sèche » sans trop d’effort adaptée à mon niveau d’activité physique et à mes besoins.

(NB: on a revu à la baisse la dose de protéines de soir, car en 15 jours, j’ai pris pas mal de muscles et perdu du gras)

Question poids : je suis arrivée en pesant 54,5 kg pour 1m60, assez honnête question IMC et avec un indice de masse grasse de 21,6 (pas énorme, il s’agit de ne pas trop perdre si je veux pouvoir avoir un bébé). Au second RDV, mon poids n’avait pas bougé, mais j’étais passé à 20 d’indice de masse grasse (limite basse) . Comme quoi, le poids affiché sur la balance ne veut rien dire ! Et comme quoi, les calories, on s’en fout un peu à partir du moment où l’on vise l’équilibre et la santé…

3 semaines après le 1er rendez-vous, je maintiens le cap (je me suis légèrement blessée au dos à l’entraînement, donc pas de sport pendant une dizaine de jours:  je vise donc le maintien pendant cette pause forcée, même si je m’efforce de marcher au moins 45-60 minutes par jour – c’est rien dans une journée surtout quand on ne passe pas 2 heures à la salle !)

Prochain RDV dans 3 semaines pour un petit bilan !

Ce que je peux tirer de cette expérience (qui ne fait que commencer), ce sont les bonnes raisons de consulter un(e) nutritionniste du sport, quels que soient ses objectifs :

  • Perdre intelligemment du poids (si l’on en ressent le besoin), non pas en réduisant drastiquement ses apports mais en rééquilibrant intelligemment son alimentation. Sans fatigue et sans frustration.
  • Comprendre que cela ne sert à rien de se focaliser sur la balance mais que l’IMG est plus intéressant que l’IMC, surtout pour les sportifs… Bref, se réconcilier avec son poids en faisant la part des choses.
  • Améliorer ses performances en évitant les carences et la sous-nutrition.
  • Comprendre ses besoins, le fonctionnement de son organisme, …
  • Apprendre à adapter son alimentation en fonction de ses goûts, de ses intolérances et de ses convictions (flexi, végéta*ien, etc.) Éventuellement, obtenir des conseils sur quels compléments alimentaires prendre (ou pas).
  • Apprendre à gérer les périodes sans sport, les écarts du weekend, …
  • Découvrir de nouvelles manières de cuisiner, de nouvelles recettes, de nouveaux ingrédients…

On n’oublie pas que question forme, l’équation c’est 80% la nutrition, 20% le sport (sans oublier non plus le repos et le sommeil !)

Plutôt que de mettre sa santé en péril avec les derniers régimes à la mode, pas forcément adaptés à nos modes de vie, je pense qu’il vaut mieux consulter un(e) spécialiste. C’est un accompagnement précieux pour ne pas faire n’importe quoi ! À noter : une bonne majorité des mutuelles remboursent tout ou partie des consultations…

Et vous, avez-vous déjà consulté un(e) nutritionniste du sport ? Qu’est ce que cela vous a apporté ?