Endorphine a 4 ans !

Je ne vais pas vous sortir le cliché sur le temps qui passe vite, etc… Cela dit 4 ans, ce n’est pas rien ! 264 articles écrits et pas mal de changements.

Le blog évolue avec moi et ce que j’ai pu apprendre. En fonction des mes expériences et de mes envies aussi. En 4 ans, ma pratique du sport a beaucoup évolué, la façon dont je l’envisage.J’ai vieilli,mûrit (un peu), j’ai traversé des trucs chiants et d’autres beaucoup moins chiants.

En guise de post anniversaire, j’ai envie de vous lister de manière non exhaustive quelques trucs que j’ai pu apprendre au cours de ces dernières années sur le fitness, le yoga et le bien-être.

  • Tous les conseils ne sont pas bons à prendre

On est tous tentés de chercher sur le net des plans d’entraînement miracles, universellement efficaces et pertinents. On a envie de suivre tous les conseils de son coach ou de son prof préféré. Seulement, ce qui marche pour quelqu’un ne marche pas forcément pour tout le monde, que ce soit du à la condition physique ou au caractère. L’étude des profils ayurvédiques ou des morphotypes peuvent, par exemple donner des pistes, mais cela ne suffit pas pour individualiser son entraînement ou son alimentation…

Prenez le HIIT, par exemple. Son efficacité est démontrée pour beaucoup de personnes. Chez moi, c’est une catastrophe. Je m’épuise et me blesse. Peut-être parce que ce qui compte pour moi, c’est avant tout de bouger quasi quotidiennement et non d’avoir 3×30 min d’entraînement « rentable » 3 fois par semaine et que du coup, j’en fais trop…

Le végétarisme ? Oui, il est évident que l’on peut être sportif et végétarien (et même vegan), mais avec mes problèmes de ventre ) et ce malgré mes aspirations profondes à ne pas manger de produits animaux, il me rend juste malade (les œufs, les laitages et les légumes secs ne passant pas du tout). Je le regrette, mais je n’y peux rien…

Je suis persuadée que si l’aide de professionnels (je dis bien de professionnels, pas de coachs Youtube improvisés) est utile et bénéfique, il faut aussi savoir écouter son corps et ses besoins pour trouver ce qui nous convient le mieux. Tester, ressentir, s’observer… Voici, pour moi, les meilleurs moyens de trouver une routine sportive qui nous convient.

Dans le « monde » du Yoga, on croise aussi pas mal de conseils surréalistes dans un élan vers le naturel et les médecines alternatives. Quand on souffre d’une maladie chronique, on a envie d’y croire. Seulement, il s’avère qu’il y a aussi beaucoup de bullshit là-dedans. Sur le sujet, je vous recommande l’émission de La Tronche en biais qui débunke le site Regenere.org

  • S’entraîner tous les jours ne sert à rien

C’est même contre-productif ! Quand j’ai commencé ce blog, j’étais hyper enthousiaste, complètement à fond. Je faisais du sport le matin, du yoga en fin d’après-midi et ce quasiment 7 jours /7 . 6 mois après, je tombais dans le surentraînement avec à la clé une énorme fatigue et des douleurs qui ont mis des mois à passer. Aujourd’hui encore, quand je cherche à en faire trop, même si j’ai réduit la voilure, je me fais mal… Alors oui, être actif tous les jours, c’est cool mais cela peut aussi juste consister en de la marche ou une séance de Yin Yoga. On n’est pas des machines, ni des super-héros. Et même si ça picote, il vaut mieux se laisser au moins un jour off dans la semaine. Et les jours où on est claqué ou un peu malade, on ne force pas. Un sauna agréable vaut mieux qu’une séance de sport bâclée et épuisante…

  • Le yoga, c’est bon pour vous (mais pas forcément)

Les vertus de Yoga pour le bien-être du corps et de l’esprit sont prouvées. Mais reste à savoir adapter sa pratique sans perdre de vue l’objectif primordial consistant à allier le corps et l’esprit. J’en ai marre d’entendre les médecins ou les kinés me dire « vous pratiquez le yoga tous les jours, c’est bien ! ». Bien oui, mais pas toujours. À force de bandhas et de travail des abdominaux profonds, j’ai aujourd’hui des douleurs elles-aussi bien profondes qui me contraignent à sacrifier ma pratique du vinyasa pour me contenter de quelques étirements ad hoc. Selon mon ostéo, beaucoup de femmes accros au Yoga sont dans ce cas. Et, les blessures les plus douloureuses que je me suis faites, ce n’était pas en faisant du BodyPump mais en poussant mon corps trop loin dans certaines postures. Alors si votre doc vous dit « Faites du Yoga (pour vous détendre, pour votre dos…) », n’en faites pas une panacée et allez-y mollo, du moins au début, afin de ne pas en arriver au contraire du résultat escompté. Et pratiquez avec un professeur avec lequel vous vous sentez bien.

  • Se priver ne sert à rien non plus

Dans une perspective de perte ou de maintien du poids, on peut avoir tendance à limiter drastiquement ses calories ou à diaboliser des classes d’aliments. Or très nettement, ce n’est pas à 1200 calories par jour et sans matières grasses que l’on se maintient en forme – ni même que l’on « fait » du muscle. C’est plutôt la voie aux carences, à la fatigue et à l’épuisement ! Pour apprendre à se dégager des fausses croyances, lâchez le net et prenez plutôt rendez-vous chez un nutritionniste compétent qui saura remettre les pendules à l’heure et vous orienter vers le mode d’alimentation qui vous convient.

  •  Multiplier les praticiens « mieux-être » est une perte de temps (et d’argent)

Quand on doit dealer avec une anxiété régulière, des soucis de santé et les aléas de la vie, on peut avoir envie de tout tester. Durant ces quatre ans, j’ai essayé la psychanalyse, les TCC, la sophrologie, l’hypnothérapie, les massages tantriques, le shiatsu, la réflexologie, le reiki, l’acupuncture et même la psycho-énergétique. À la foi curieuse et motivée, j’ai cherché des pistes pour être plus sereine, quitte à multiplier les praticiens. Erreur. De mon point de vue, ce qui marche, c’est une thérapie (quelle qu’elle soit) suivie et surtout avec quelqu’un en qui on a pleinement confiance. Du coup, c’est à l’hypnothérapie et au shiatsu que vont aujourd’hui ma préférence. Je crois que les praticiens sont avant tout des facilitateurs et que ce qui marche, c’est de trouver les bonnes personnes, celles auprès desquelles on ne se sent pas jugé et dont on adhère à la manière d’envisager les choses.

Vous l’aurez compris, plus que jamais, ma démarche ici quand je parle de sport, yoga, bien-être…est de donner des pistes, pas de prêcher pour une chapelle, ni imposer mon point de vue. Ce qui marche pour moi ne marchera pas forcément pour vous. J’ai envie de poursuivre ce blog pour partager mes expériences mais jamais pour vous donner une solution miracle. C’est pas comme ça que je vais étendre mon lectorat, mais tant pis !