Humeurs

C’est bientôt l’été…

Et les magazines féminins commencent à rivaliser de dossiers choc pour obtenir un « bikini body ». Les salles de sport se mettent à l’unisson. Et tous, en même temps, prônent ce qu’il est désormais coutume d’appeler le (#) bodypositive…

Même si je suis un nœud de paradoxes à moi toute seule, là, je ne comprends pas. Quand je vois des instagrammeuses de 20 ans et 40kg utiliser ce hashtag, je suis perplexe.

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Je me demande si ce  » #bodypositive  » n’est pas un truc de filles faussement complexées qui cherchent, en réalité, des « mais, non, tu es magnifique, ma chérie« , de la part de leurs abonnées/followers…

Je suis peut-être vielle (pour Instagram) mais je ne vois pas l’intérêt d’hashtaguer ses (pseudo) bourrelets.

Alors oui, il y a de chouettes exemples comme cette blogueuse qui a pris du poids pour se sentir mieux. Mais sinon, j’y vois une espèce de revendication pseudo-féministe chiante avec un discours plein de paillettes et de licornes mais malheureusement assez vide de sens. Vous allez me détester à cause de cette phrase mais je pense que les combats féministes vont au delà de ça. Parce qu’on l’a récemment vu , il arrive que ces mêmes filles deviennent outrées à la vue d’un ventre de femme enceinte…

S’il s’agit de parler vraiment du corps des femmes, déplaçons le curseur et osons lever les tabous sur les règles, le syndrome pré-menstruel, l’endométriose, les changements pendant et après la grossesse…

Question « #positivebody », j’admire sincèrement les nanas un peu rondes qui n’hésitent pas à poster des photos d’elles – d’autant que pour la plupart, elles sont mille fois plus jolies que les fit girls maigrichonnes. Pour ma part, j’ai beaucoup de mal à poster des portraits en pied parce que je me trouve mal fichue… Il est clair que ces filles resplendissantes me décomplexent complètement et qu’elles me permettent de prendre du recul sur ce que je juge être mes kilos en trop. (Car oui, déprime, fatigue et stress faisant, j’ai un peu gonflé ses derniers temps).

Je rêve peut-être un peu mais j’aimerais que ce qui est normal (cellulite, rétention d’eau, kilos de déprime ou de bonheur, bide qui gonfle au moindre changement alimentaire et autres joyeusetés féminines) devienne enfin la norme et que l’on n’ait pas besoin de le transformer en hashtag revendicatif.

Que les marques cessent d’en faire un argument marketing – qui foire la plupart du temps, comme Zara ici  :

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Que l’on arrête de nous prendre pour des quiches avec des régimes et des programmes sportifs drastiques qui ne tiennent pas la route sur la durée ou des astuces minceur débiles.

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Que des médecins eux-mêmes arrêtent de complexer certaines filles à cause de leur IMC sans prendre en compte leurs antécédents, leur masse musculaire et tous plein de facteurs qui influent sur ce chiffre sans grand intérêt.

Que l’on laisse à chacune le champ libre pour réaliser la corpulence qui leur convient le mieux question moral et santé – car le poids de forme, j’en suis persuadée, n’est pas un standard universel.

J’ai du boulot à faire dans l’acceptation de mon corps et de ses changements (sport et alimentation équilibrée ne me sont pas actuellement d’une très grande aide) et il est peu probable que j’ose le bikini cet été mais j’aime beaucoup ce mème :

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Ma résolution de ce début de printemps est d’essayer d’arrêter de me prendre la tête sur mon corps et de le chouchouter en faisant des trucs qui me font plaisir et objectivement du bien pas en rentrant en guerre contre lui. Je ne sais pas si je vais y arriver, je vous raconterai ça :)

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